Vous êtes fâchés avec l’orthographe ? Pourquoi l’éléfàn ?

• Sur l’orthographe :

« L’éléfàn » est la traduction en arpitan de « L’éléphant ». L’arpitan, ou franco-provençal, est le patois englobant le savoyard, le dauphinois ou encore le lyonnais. En traduisant son nom, nous avons souhaité rendre l’éléphant plus local.

• Sur le nom :

Il existe une tradition, dans la longue histoire française des coopératives alimentaires, de désigner la coopérative par un nom d’animal. Cette tradition a été relancée dès la renaissance de ces projets en France et en Belgique : la Louve, la Chouette Coop, Bees Coop, etc. Nous avons décidé de nous inscrire dans cette tradition.

Une fois la décision prise, les recherches ont commencé. Et ce fut un vrai casse-tête jusqu’au jour où nous avons pensé à Hannibal. En 218 av. JC., en provenance d’Espagne pour affronter Rome, Hannibal traversa les Alpes. Certaines hypothèses du trajet le font suivre l’Isère, de Valence jusqu’à Chambéry, passant donc à travers la ville de Cularo, nom romain de Grenoble. La particularité de ce trajet : Hannibal montait des éléphants !
D’un coup, tous les engrenages se mirent en route !

L’éléphant, c’est la mémoire : l’éléfàn s’inscrit dans une longue histoire, et doit apprendre constamment sans rien oublier.

L’éléphant, c’est une société paisible, matriarcale : l’éléfàn va inventer sa propre société, ses règles et son fonctionnement, pour créer un environnement paisible et efficace.

Un éléphant est incapable de sauter : l’éléfàn doit avancer pas à pas, sans vouloir sauter les étapes !

Pour finir, un petit mythe amérindien à l’origine du nom du mouvement Colibris :
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! ». Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part ».

Sur le logo de l’éléfàn, nous avons ajouté un colibri pour le dernier engrenage : un éléphant c’est énorme ! Lorsque nous aurons atteint notre objectif de créer un supermarché coopératif, nous serons nombreux et ferons chacun notre part pour éteindre l’incendie !

Où va se trouver le supermarché ?

Notre projet est coopératif, ce qui signifie que nous décidons tous ensemble des grands axes de l’association. Les caractéristiques du supermarché (sa localisation, le montant du loyer, etc.) étant intimement liés à la réussite finale du projet, elles doivent faire l’objet d’une décision de l’assemblée générale. Et pour que cette décision soit légitime, il faut que l’assemblée soit représentative des futurs utilisateurs. Il nous faut donc attendre d’être suffisamment nombreux (au minimum 700 membres) avant de définir les critères de choix… et nous mettre à la recherche de notre futur supermarché.

Quand ouvrira le supermarché ?

Pour faire fonctionner le supermarché sur un mode coopératif, l’association doit réunir un grand nombre de personnes : au moins 1200. Aujourd’hui encore, nous ne pouvons que faire des projections pour imaginer quand nous atteindrons ce nombre. Nous estimons qu’il s’agit d’un projet qui prend approximativement deux ans. Bien sûr, cela dépendra de notre capacité à communiquer, à convaincre, et de la disponibilité d’un local correspondant à nos attentes. Tout peut aller plus ou moins vite en fonction de l’implication de chacun !

Comment les adhérents travaillent-ils ?

Pendant la période de création de la communauté des membres, l’obligation de 3 heures mensuelles de participation n’était pas nécessaire. N’ayant ni local, ni activité soutenue, nous n’avions pas de besoin excessifs.

Il arrivait que des commissions fassent appel aux membres pour un soutien ponctuel : aller à la rencontre d’un producteur, donner un coup de main sur un évènement, participer à un atelier de création de boîtes à œufs en carton, etc. Ces moments ont permis de créer un esprit de corps entre les membres mais n’étaient pas obligatoires.

Dès que l’épicerie test sera en route, les choses deviendront plus simples : toutes les activités du magasin seront à effectuer par les bénévoles. Mise en rayon, comptabilité, caisse, accueil, réception des commandes, nettoyage, etc. En tant que membre, vous définissez votre disponibilité, et une fois toutes les quatre semaines vous venez effectuer votre quart.

Qui peut faire ses courses à l’éléfàn ?

La coopérative est réservée aux membres, mais tout le monde peut devenir membre. Lorsque l’on devient membre, on s’engage à participer une fois par mois, sur un créneau de trois heures, au bon fonctionnement du supermarché. C’est grâce à cela que l’on pourra proposer des produits de qualité à des prix abordables, dans un Super Marché que nous imaginons ouvert 6 jours sur 7, de 9h à 21h.

Quels produits seront disponibles ?

Notre supermarché a pour vocation d’être ce qui s’appelle vulgairement un “One-Stop-Shop” (désolé pour l’anglicisme), c’est à dire un commerce où l’on trouve l’ensemble des produits de consommation courante : alimentaire, hygiène et entretien. Tous ces produits devront respecter une charte précisant les qualités attendues, telles que le respect de l’Homme et de l’Environnement, ou encore un prix raisonnable.

D’où viennent les produits ?

Pour l’Éléfantò, tous nos produits sont exclusivement locaux ! L’objectif étant de nouer des relations avec les producteurs autant que de proposer de bons produits aux membres, nous privilégions les producteurs avec lesquels nous pouvons envisager des relations pour le Super Marché.

Justement, pour le Super Marché, les produits viendront en priorité de notre région. Cependant, pour répondre à notre objectif de proposer tous les produits de consommation courante, nous devrons proposer des produits importés (chocolat, café pour les plus évidents). À ce moment là, la commission approvisionnement définira les règles régissant nos achats de produits.

Est-ce que je vais vraiment faire des économies ?

Il ne serait pas raisonnable d’imaginer concurrencer les commerces de hard discount, tout en étant respectueux du travail des producteurs en les payant un tarif juste. Cependant, à qualité de produit égale, les calculs de nos amis parisiens de la Louve font état, à l’ouverture de leur supermarché, d’économies comprises entre 10 et 40%. A Grenoble, ces économies seront évidemment fonction de l’ampleur de notre réussite collective : plus nous serons nombreux et plus le Super Marché sera  intéressant.

Vous souhaitez prendre part aux projets de l’éléfàn ?

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